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Communautés autochtones du Nord-du-Québec

Communautés cries Eeyou Istchee

Dans la région 10, il y a neuf Communautés cries qui sont passablement éloignées les unes des autres. En effet, cinq d'entre elles sont réparties le long du littoral de la Baie-James, il s'agit de Waskaganish, Eastmain Wemindji, Chisasibi et Whapmagoostui, cette dernière étant jumelée à la municipalité inuite de Kuujjuarapik, alors que les quatre autres Communautés cries de la baie James, soit Mistissini (anciennement Mistassini) et Nemiscau (anciennement Nemaska), Oujé-Bougoumou, Waswanipi, sont établies à divers endroits sur le territoire.

Communautés Inuits

La population inuite au Nunavik, qui a plus que triplée depuis 1951, compte aujourd'hui au-delà de 11 300 habitants, dont 34,8 % sont des jeunes de moins de quinze ans. Selon de récentes données en archéologie, l'occupation humaine du Nunavik remonte à certains endroits jusqu'à 3 800 ans. Dès la fin du 17ème siècle, les ancêtres des Inuits entrent en contact avec des pêcheurs et des explorateurs européens. C'est toutefois la traite des fourrures qui transforma le plus leur mode de vie et ce, à partir du 18ème siècle. Aujourd'hui, la principale langue d'usage demeure l'inuttitut.

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Communautés cries Eeyou Istchee - Le peuple des terres cries

Les ancêtres des Cris actuels occupent la région depuis près de 5 000 ans. Les premiers contacts avec les européens remontent au début du 17e pendant 300 ans ces contacts entre les Cris et les allochtones ont eu pour principal objectif la traite des fourrures. Aujourd'hui, les Cris de Eeyou Istchee sont au nombre approximatif de 15 000 individus. Pour la majorité de ceux-ci, la langue crie – cette langue appartient à la famille linguistique algonquine – est toujours vivante, alors que plusieurs individus utilisent l'anglais comme langue seconde. On remarque aussi un nombre croissant de jeunes Cris de la Baie-James qui apprennent maintenant le français. 

L'aile administrative du Grand Conseil des Cris, soit l'Administration régionale crie (ARC), est reconnue par le Ministère, comme l'organisme privilégié de consultation et de concertation en matière de développement culturel chez les Cris. D'ailleurs, une entente triennale signée par le Ministère et l'ARC, vise à « maintenir une approche de développement culturel qui tienne compte des spécificités culturelles des Cris » et « à soutenir l'émergence d'un Institut culturel cri ».

Villages nordiques du Nunavik

Le paysage du Nunavik s'étend au-delà du 55ème parallèle, de la taïga à la toundra, en passant d'une zone méridionale dominée par des forêts de conifères à un immense territoire rocheux au mince couvert végétal. Le Nunavik est exposé à de forts vents dont la vélocité est due à l'absence d'arbres. La rusticité de cet environnement correspond aussi à des températures moyennes oscillant autour de -24°C, en hiver, et 12°C, pendant seulement quelques chaudes journées des courts étés arctiques. 

Principalement desservies par Air Inuit (côte est de la baie d'Hudson) et First Air (la baie d'Ungava et le détroit d'Hudson), ainsi que par des bateaux cargos saisonniers, les 14 municipalités inuites du Nunavik ont formé jusqu'à maintenant 14 coopératives locales, regroupées sous la bannière de la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec (FCNQ).

En plus d'offrir de nombreux services dans ses magasins coopératifs locaux, la FCNQ assure la vente en gros des productions de plus de 200 artistes inuits répartis à travers toutes les communautés inuites du Nunavik. Par ailleurs, grâce à son réseau hôtelier bien implanté dans chacune de ces communautés, la FCNQ met à la disposition de la clientèle touristique une multitude de services pour qui désire vivre la véritable aventure du Nunavik en y rencontrant les Inuits, au sein de leur propre territoire. 

Le Ministère renouvelle régulièrement depuis 1980 une entente triennale avec l'Institut culturel Avataq qu'il reconnaît « comme l'organisme de consultation et de concertationcapable de soutenir la prise en charge par les Inuits de leur développement ».

Population et langues

Malgré l'intégration de plusieurs mots étrangers, cette langue est bien vivante dans la vie de tous les jours. Elle sert surtout à l'enseignement pendant les trois premières années du primaire, ce qui favorise sa transmission au sein des jeunes générations. Cette langue est, par la suite, perfectionnée à travers des cours obligatoires de langue et de culture inuites. Quant à l'anglais, elle demeure la seconde langue d'une grande majorité de la population. À noter que de plus en plus de jeunes Inuits choisissent dorénavant d'apprendre la langue française.

L'Institut culturel Avataq et la Commission scolaire Kativik organisent conjointement un atelier de traduction et d'interprétation financé par le Service de la formation de l'Administration Régionale Kativik. Ces ateliers sont mis à profit pour vérifier le contenu des bases de données terminologiques et discuter de l'emploi de certains néologismes. Les différents partenaires dans ce projet envisagent déjà de mettre sur pied, dans un proche avenir, des ateliers permettant l'étude approfondie de la terminologie relative à des domaines aussi spécialisés que ceux de la médecine ou du droit.